Laisse-moi t’expliquer

Les petites formalités passées, le coup de grâce a été donné. Nous ne sommes pas à la même place. Une argumentation sans fin, une bonne volonté, tu as tout donné, mais laisse-moi t’expliquer quelque chose. Une génération nous sépare, mais tu refuses de voir ou de comprendre tout ce qui peut nous séparer. Pendant que tu t’imaginais que je t’attaquais sur ta maturité, je visais plutôt l’expérience de vie, les valeurs et quelque part dans les priorités, ta maturité, mais affective.

Ce n’est pas une petite année ou deux qui nous séparent, mais presque 10. Pendant que tu vis ta vieille vingtaine ou ta jeune trentaine, j’atteints la moitié de ma vie. Les quarante premières m’ont permises de vivre des échecs, de me relever, de finaliser ma famille et d’avoir un plan de carrière. Cette pause de relation conjugale m’a permise de me redéfinir, de revoir toutes les parcelles d’une moitié de vie avant d’entamer l’autre moitié. J’ai fait le tri dans mes valeurs et j’ai entrepris de jaser avec mon Compostelle viscéral. J’ai un cheminement que tu ne vivras pas avant un moment qui ne peut pas se vivre au tiers d’une vie. Certes, tu as des enfants, une maison et une job depuis 10 ans, mais je suis ailleurs. Un ailleurs qui possède les mêmes choses que toi, mais qui a clos le sujet des enfants, qui ne sait pas si elle veut revivre dans une maison, qui a développé une nouvelle conception de la vie à deux pour son autre moitié de vie. 

« On est pas à la même place. » C’est de cette place-là que je te parle. Une place qui se décrit difficilement avec des mots et qui s’explique mal dans un schéma. J’suis une femme près de la quarantaine, je suis saine et honnête envers mes sentiments. Je les vis, j’apprends à les comprendre et à les remettre en question. Quand je te donne une chance de me prouver que j’ai tord et que tu me joues la carte des émotions, de la manipulation, de la victimisation, je ne te vois pas venir, mais je te sens. L’immaturité affective a une odeur. L’odeur que je ne préfère pas avoir dans ma vie. Je n’ai pas envie de m’expliquer ni de t’expliquer, j’ai envie que tu sois rendu à la même place. J’ai envie que tu comprennes pourquoi tu agis comme ça, pourquoi quand t’essaies de me soutirer des réactions, je préfère rouler des yeux et annuler le café en soirée. Je ne suis plus là. Je te l’accorde, des hommes de la cinquantaine peuvent aussi l’être, mais ceux-là non plus ne seront pas considérés. Je suis forte, indépendante et ailleurs.

Cette place-là, tu la trouveras quand tu seras à la même place que moi et que tu réaliseras que certaines femmes ne sont pas à la même place que toi. Sans rancunes!

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