Sabotage

Il est parfois facile de se laisser convaincre de vivre au jour le jour, mais dans la réalité, suivre le courant est déstabilisant. On perd l’équilibre, on doute, on hésite, on se questionne, on espère, on lâche-prise et la boucle recommence. C’est doux, c’est bon, c’est excitant, c’est enivrant, mais est-ce suffisant?

Nous nous étions rencontrés à une période où ce que je cherchais était différent. Frappée par la vague, bouillon inclus. Charmée, emballée, surprise. Une rencontre incroyable, mais l’étranger l’était demeuré. J’ai pris peur. Peur d’ouvrir une porte que je n’étais pas prête à ouvrir. Il n’avait même pas cogné. Comme s’il avait eu accès à une tasse de thé avec une carte d’invitation sans même que je ne l’aille postée. Les chemins se sont séparés faute de buts communs. Le temps a passé, les intérêts ont changés. Nous nous sommes retrouvés. Son regard, sa voix, ce rire. J’ai flanché, j’ai faibli. J’étais vulnérable à nouveau. Vulnérable à cette personnalité, cet étranger. Sa douceur et sa drive. Comme si réfléchir n’existait plus. Comme si suivre le courant était si facile, si intriguant.

Juste au moment où j’aspirais à un peu plus, ce que j’avais recherché longtemps était là, facile, accessible, doux, apaisant, rassurant. J’ai pris peur. Peur d’être blessée. Peur d’espérer. Peur de m’investir.

Je me suis sabotée. J’ai fui.

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